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Il y sera question de batailles. Celles que nous nous imposons.
Celles que nous menons et perdons. De nos constructions paranoïaques. De vaches et de ricanements. Des Blouses-Blanches et des Pyjamas Bleus. Des balcons barricadés, des couteaux plantés dans les portes des voisins, des lieux fermés à la lumière. De Louis II de Bavière, d’Aimée, de Wagner (Richard)
et de Wagner (Ernst).
Des paysages pour dire la lente découverte d’un individu, l’un
des plus grands dramaturges de son temps, méprisé, torturé par
des gueux, devenu homme-animal, et assassin (mass murder).
P R E S S E // "Pour Wagner s’inscrit bien dans la lignée de Mauvais Temps, précédent spectacle de Frédéric Ferrer (…), qui faisait déjà de la paranoïa non seulement un sujet, mais une arme de dérèglement théâtral, pour un résultat aussi brillant que drôle. Installé avec sa compagnie Vertical Détour dans le vaste hôpital abandonné, véritable friche psychiatrique, Ferrer y poursuit un travail marqué par son environnement, où l’humour et l’exigence vont de pair." < René Solis, Libération, février 2008 > "Frédéric Ferrer entreprend de suivre le processus de la construction délirante, qui amène le sujet à tricoter des liens entre des faits, des souvenirs, des personnes, à nouer ces relations si étroitement qu’elles finissent par former le tissu de la réalité, et les rets d’une atroce souffrance. (…) Au fil de ces "délires" menés par une troupe alerte de treize comédiens, se trame une passionnante réflexion sur la création artistique, le dérèglement du sujet et la construction de la personnalité." < Gwénola David, La Terrasse, février 2008 > "L’auteur-metteur en scène réalise un sans-faute dans cette excursion au coeur de la folie. Délire d’interprétation, de persécution, de survalorisation sont ici subtilement mis en lumière." < Dimitri Denorme, Pariscope, mai 2007 > "Il [Frédéric Ferrer] réussit ce tour de force de laisser intacte la gravité, la complexité de la pathologie, tout en établissant avec celle-ci des passerelles jusqu’à nos frustrations grimaçantes et nos agitations pathétiques... Il faut pour cela du doigté, irisé de respect (...). Et Frédéric Ferrer a le sens du rythme, de l’incongruité audacieuse, du décalage furtif, des atouts que ses quatorze énergiques comédiens servent à ravir. Un théâtre loin des codes et des cadres... À éprouver!" < Aude Brédy, L’Humanité, mai 2007 > "Comme tous les vrais auteurs de théâtre, Ferrer monte ses pièces, choisit ses acteurs et invente ses dramaturgies avec eux. Dans Pour Wagner, mis en scène de façon enlevée et baroque avec quatorze jeunes gens de la troupe, il ne se prive d’aucune des libertés qu’offre le théâtre, pour dessiner d’une façon quasi surréaliste le climat historique de l’époque. (…) Il ne se gêne pas, à cette fin, d’user de tous les effets scéniques à sa portée, de l’opéra à la projection d’images en passant par la danse, pour nous mener à la lisière de l’art, de la psychose et de la politique et faire souffler un vent de création, d’humour et de joie, sur ce que l’on nomme “folie”. |
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